4,4 millions de veufs et veuves perçoivent aujourd’hui une pension de réversion en France. 87 % sont des femmes. Et le dispositif est sur le point de bouger.
Le Conseil d’orientation des retraites (COR) a rendu en novembre 2025 un rapport qui dessine les contours d’une réforme attendue depuis longtemps. Plafonds revalorisés, formulaire pré-rempli, taux unique en débat, ouverture aux partenaires de PACS : 2026 n’est pas l’année du grand bouleversement, mais c’en est la rampe de lancement.
Voici ce qui s’applique déjà depuis le 1er janvier, et ce qui pourrait suivre — chiffres officiels à l’appui.
Ce qui change en 2026, en bref
- Plafonds de ressources rehaussés de 1,18 % au 1er janvier : 25 001,60 € pour une personne seule, 40 002,56 € pour un couple.
- Minimum garanti porté à 334,92 €/mois.
- Maximum mensuel du régime général : 1 081,35 €.
- Formulaire de réversion pré-rempli envoyé par la CNAV depuis mars 2026.
- Une proposition de loi (n° 1790) déposée en septembre 2025 vise à ouvrir le dispositif aux partenaires pacsés.
- Taux unique entre 50 % et 60 % en discussion au COR.
- Entrée en vigueur de la réforme structurelle : probablement 2027 ou 2028.
Réforme pension de réversion 2026 : ce qui est déjà appliqué
Plusieurs choses ont changé depuis le 1er janvier 2026. Rien de spectaculaire — mais des ajustements à connaître si vous êtes concerné, ou si vous le serez bientôt.
Revalorisation des plafonds de ressources : +1,18 % au 1er janvier 2026
Les plafonds de ressources du régime général ont gagné 1,18 % au 1er janvier 2026. Ils sont indexés sur le SMIC horaire, lui-même passé de 11,88 € à 12,02 €.
Pour une personne seule, le plafond annuel s’établit donc à 25 001,60 € bruts en 2026, contre 24 710,40 € l’an dernier. Pour un couple — qu’il s’agisse d’un remariage, d’un PACS ou d’un concubinage —, il monte à 40 002,56 €, contre 39 536,64 € en 2025.
À noter : la pension Agirc-Arrco n’a pas été revalorisée en 2026, une première depuis la fusion des deux régimes en 2019. Le point reste figé à 1,4386 €.
Petit point d’attention : le SMIC va connaître une seconde hausse de 2,41 % au 1er juin 2026, ce qui le portera à 12,31 € de l’heure. Pour l’instant, rien n’indique que les plafonds de réversion seront ajustés en cours d’année. Le sujet est à surveiller.
Si vos revenus annuels dépassent le seuil, la pension est réduite — voire suspendue — pour ramener le total sous la barre.
Minimum garanti à 334,92 € par mois et plafond mensuel à 1 081,35 €
La revalorisation des retraites de base de 0,9 % au 1er janvier 2026 a tiré vers le haut le minimum de la pension de réversion : 334,92 € par mois, soit 4 019,13 € sur l’année.
Attention, ce plancher n’est garanti qu’à une condition : votre conjoint devait totaliser au moins 60 trimestres (15 ans) au régime général. En dessous, le minimum est proratisé en 60es selon les trimestres validés. Pour vérifier la durée d’assurance exacte de votre conjoint décédé, vous aurez besoin de sa notification de pension vieillesse, document officiel délivré par la CNAV ou la CARSAT.
À l’autre bout, il existe un plafond mensuel : 1 081,35 € par mois, soit 12 976,20 € par an. Ce maximum ne s’applique toutefois qu’à la part du régime général. La complémentaire Agirc-Arrco, elle, n’est pas plafonnée.
Deux autres montants à connaître :
- Majoration pour enfant à charge : 113,59 € par mois et par enfant en 2026.
- Majoration de 11,1 % réservée aux pensions modestes : plafond trimestriel de 3 020,07 €, soit environ 1 006,69 € par mois.
Un formulaire de réversion pré-rempli envoyé depuis mars 2026
Depuis mars 2026, la CNAV envoie automatiquement un formulaire de pension de réversion pré-rempli à ses futurs bénéficiaires. La mesure s’inscrit dans le programme « Solidarité à la source » et s’appuie sur le Dispositif de Ressources Mensuelles (DRM), le même outil qui sert déjà pour la prime d’activité et le RSA.
Pour suivre votre demande ou télécharger directement le formulaire, vous pouvez vous connecter à votre espace personnel sur lassuranceretraite.fr.
L’enjeu n’est pas anodin. Entre 8 % et 10 % des personnes éligibles à la pension de réversion ne la demandent jamais, faute de connaître leurs droits ou de pouvoir affronter les démarches en plein deuil. Le pré-remplissage devrait faire baisser ce taux de non-recours.
CSG, CRDS, CASA : seuils actualisés en 2026
Les seuils des prélèvements sociaux ont aussi bougé pour 2026. La conséquence concrète pour vous : selon votre revenu fiscal de référence (N-2), le taux de CSG peut changer. Cela ne touche pas votre pension brute, mais peut faire varier votre net mensuel.
Pourquoi une nouvelle loi sur la pension de réversion en 2026 ?
38,7 milliards d’euros. C’est ce qu’a coûté la pension de réversion en 2024, selon le rapport du COR publié en novembre 2025. Le dispositif joue un rôle social majeur : sans lui, l’écart de pension entre hommes et femmes serait de 35 % au lieu de 23 %.
Le problème, c’est que le système est devenu illisible. La Première ministre a saisi le COR en mai 2023 pour qu’il propose une refonte. Trois griefs reviennent dans le rapport :
- Des règles éclatées d’un régime à l’autre. 54 % au régime général, 60 % à l’Agirc-Arrco, 50 % dans la fonction publique. Pour deux carrières équivalentes, la veuve d’un cadre du privé et celle d’un fonctionnaire ne touchent pas la même chose.
- Une exclusion totale des partenaires de PACS et des concubins. Même après trente ans de vie commune, sans mariage, vous n’avez droit à rien.
- Des conditions de ressources à géométrie variable. Seul le régime général applique un plafond. Les autres caisses n’en imposent aucun. Deux veuves dans la même situation peuvent donc toucher des sommes très différentes.
L’idée de la réforme : harmoniser et mieux cibler un dispositif qui date d’une époque où le mariage à vie était la norme.
Nouvelle loi pension de réversion : les 5 réformes à venir
Réforme 1 : ouverture de la pension de réversion aux pacsés
C’est sans doute la mesure dont on parle le plus. La proposition de loi n° 1790, déposée à l’Assemblée nationale le 16 septembre 2025 par le député Julien Dive, vise à étendre la pension de réversion aux partenaires de PACS.
Le texte modifierait les articles L. 351-1, L. 353-1 et L. 353-2 du Code de la Sécurité sociale, ainsi que les articles L. 38 à L. 47 du Code des pensions civiles et militaires de retraite. Objectif affiché : aligner les droits des pacsés sur ceux des conjoints mariés.
Trois points à retenir :
- Le texte officiel ne fixe aucune durée minimale de PACS. Des analyses spécialisées évoquent un seuil possible de 5 ans qui pourrait apparaître lors des débats parlementaires.
- Le coût pour les caisses se situerait entre 500 millions et 1,2 milliard d’euros par an.
- Les concubins restent pour l’instant hors du périmètre de cette proposition.
En attendant un éventuel vote, les partenaires pacsés ou concubins ont une alternative pour se protéger : désigner son partenaire bénéficiaire d’une assurance-vie, qui bénéficie d’une fiscalité avantageuse — notamment une exonération totale de droits de succession entre conjoints et partenaires de PACS.
La proposition n’a pas encore été examinée. Il faudra patienter — peut-être longtemps.
Réforme 2 : un taux unique pour tous les régimes
Trois pistes sont étudiées par le COR pour fixer un taux applicable à tous les régimes.
Taux à 50 %
Économique pour les caisses, mais douloureux pour les veufs du privé : ils sont aujourd’hui couverts à 60 % par l’Agirc-Arrco. Sur 1 000 € de complémentaire, ce sont 100 € qui s’évaporent chaque mois.
Taux à 55 %
Le compromis qui revient le plus souvent dans les analyses. Légère baisse pour le privé, légère hausse pour la fonction publique.
Taux à 60 %
Le plus généreux, et le plus improbable. Coût trop élevé pour l’État dans le contexte budgétaire actuel.
Rien n’est tranché. Les arbitrages sont attendus au premier semestre 2026, suivis d’un examen parlementaire à l’automne.
Réforme 3 : harmonisation ou suppression des plafonds de ressources
Seul le régime général applique aujourd’hui un plafond de ressources. Agirc-Arrco et fonction publique n’en imposent aucun. Trois pistes sont étudiées :
- Étendre le plafond actuel (25 001,60 €/an pour une personne seule) à tous les régimes. Plutôt restrictif pour les bénéficiaires aux revenus intermédiaires.
- Supprimer toute condition de ressources. Plus simple, plus coûteux.
- Instaurer un plafond unique à 2 083,47 € brut par mois pour une personne seule.
Réforme 4 : un nouveau mode de calcul
Deux formules alternatives sont à l’étude au COR.
Option A — calcul basé sur les revenus du couple
La formule envisagée : (2/3 de la pension du défunt) − (1/3 de la pension du conjoint survivant). L’idée : éviter qu’un conjoint déjà aisé ne touche une réversion massive.
Option B — proratisation selon la durée du mariage
Formule : pension = taux de réversion × (durée du mariage ÷ durée de la carrière du défunt).
Exemple : mariage de 20 ans, carrière de 40 ans, taux à 50 %. Vous toucheriez 25 % de la retraite du défunt. Les mariages longs sont protégés. Les unions courtes ou tardives, pénalisées.
Réforme 5 : vers un versement automatique
Le rêve, c’est de ne plus avoir à demander. Aujourd’hui, 8 à 10 % des ayants droit ne réclament jamais leur pension. Le COR pousse vers un versement automatique, déclenché par les registres d’état civil dès le décès. Le formulaire pré-rempli arrivé en mars 2026 est la première brique.
Pension de réversion 2026 : tableau comparatif des régimes
Voici les règles applicables en 2026 selon le régime du conjoint décédé.
| Régime | Taux | Âge minimum | Plafond de ressources | Condition mariage / remariage |
|---|---|---|---|---|
| Régime général (CNAV / Carsat / MSA) | 54 % | 55 ans | 25 001,60 €/an (personne seule) | Mariage uniquement, sans durée minimale. Le remariage ne supprime pas le droit, mais les ressources du nouveau ménage sont prises en compte. |
| Agirc-Arrco (complémentaire privé) | 60 % | 55 ans (sauf invalidité ou 2 enfants à charge) | Aucun | Mariage uniquement. Le remariage entraîne la suppression définitive du droit. |
| Fonction publique (SRE, CNRACL) | 50 % | Aucun | Aucun | Mariage avec durée de 4 ans minimum (ou 2 ans avant la retraite, ou pas de condition si enfants issus de l’union). Le remariage, PACS ou concubinage notoire suspend la pension. Rétablissement possible si la nouvelle union prend fin. |
À noter : certains régimes spéciaux comme la Caisse de Prévoyance et de Retraite du Personnel de la SNCF (CPRPSNCF) ou la CRPCEN (clercs et employés de notaires) appliquent leurs propres règles, généralement proches du régime général.
Plafonds de ressources : 2025 contre 2026
| Situation | Plafond 2025 | Plafond 2026 | Évolution |
|---|---|---|---|
| Personne seule | 24 710,40 €/an | 25 001,60 €/an | +1,18 % |
| Couple | 39 536,64 €/an | 40 002,56 €/an | +1,18 % |
Trois majorations méconnues à connaître en 2026
Trois majorations existent. Peu de bénéficiaires en profitent. Il vaut la peine de vérifier auprès de votre caisse de retraite que vous touchez bien tout ce à quoi vous avez droit — elles ne sont pas toujours déclenchées automatiquement.
Majoration pour enfant à charge — 113,59 € par mois et par enfant
Versée si vous avez moins de 67 ans, que vous ne percevez pas encore votre propre retraite, et que vous avez au moins un enfant à charge au moment du décès. L’enfant doit avoir moins de 21 ans, ou être atteint d’une infirmité l’empêchant de travailler.
Majoration de 11,1 % à partir de 67 ans
Conditions : avoir 67 ans ou plus, et que vos retraites personnelles cumulées (base, complémentaires, autres réversions) ne dépassent pas 1 006,69 €/mois, soit 3 020,07 €/trimestre. Si vous remplissez les deux critères, votre pension de réversion est majorée de 11,1 %.
Majoration de 10 % pour 3 enfants élevés
Si vous avez élevé au moins trois enfants pendant 9 ans avant leurs 16 ans, c’est 10 % de plus sur le montant de votre réversion.
Combien pourriez-vous toucher en 2026 ? Trois cas pratiques
Mieux vaut un exemple qu’une formule. Voici trois situations concrètes.
Cas 1 : veuve d’un salarié du privé
Madame D., 62 ans, vient de perdre son mari. Il percevait une retraite de base de 1 800 €/mois (régime général) et 600 € de complémentaire Agirc-Arrco. Elle-même touche 1 200 €/mois (14 400 €/an), sous le plafond.
- Part régime général : 1 800 € × 54 % = 972 €/mois (sous le plafond max de 1 081,35 €).
- Part Agirc-Arrco : 600 € × 60 % = 360 €/mois.
- Total perçu : 1 332 €/mois.
Cas 2 : conjointe d’un fonctionnaire
Madame L., 68 ans, est la veuve d’un fonctionnaire d’État qui touchait 2 200 €/mois. Mariage de 15 ans, pas d’enfant issu du couple. La fonction publique applique 50 %, sans plafond de ressources ni condition d’âge — mais avec une durée minimale de mariage de 4 ans (remplie ici).
- Part fonction publique : 2 200 € × 50 % = 1 100 €/mois.
Cas 3 : impact d’un taux unique à 55 %
Reprenons le cas n° 1 avec un taux unique fixé à 55 % pour tous les régimes :
- Part régime général : 1 800 € × 55 % = 990 €/mois (+18 €).
- Part Agirc-Arrco : 600 € × 55 % = 330 €/mois (−30 €).
- Total : 1 320 €/mois.
Soit 12 € de moins par mois pour Madame D. — 144 € sur l’année. Les veuves de salariés du privé seraient les premières concernées par une baisse en cas d’harmonisation à 55 %.
Quand entrera en vigueur la nouvelle loi sur la pension de réversion ?
La réforme structurelle ne figure pas dans la loi de financement de la Sécurité sociale 2026. Le gouvernement priorise pour l’instant l’adoption du budget 2026.
Le calendrier le plus probable, selon les observateurs :
- Premier semestre 2026 : arbitrages politiques sur le taux unique et le mode de calcul.
- Automne 2026 : examen parlementaire.
- 1er janvier 2027 ou 2028 : entrée en vigueur, par étapes plutôt que d’un seul coup.
Bonne nouvelle pour les bénéficiaires actuels : les droits déjà ouverts (décès et liquidations antérieurs à la nouvelle loi) resteraient régis par les règles actuelles.
Que faire dès maintenant pour anticiper la nouvelle loi ?
Cinq réflexes simples à adopter avant la réforme.
- Faites le point sur votre statut de couple. Si vous êtes en concubinage ou pacsé, l’ouverture du dispositif reste pour l’instant une proposition de loi — pas un droit acquis. Un mariage peut sécuriser dès aujourd’hui les droits du conjoint survivant. À défaut, une assurance prévoyance ou décès peut compenser l’absence de réversion.
- Téléchargez le relevé de carrière de votre conjoint sur info-retraite.fr. C’est gratuit, et vous saurez précisément à quoi vous attendre.
- Préparez vos justificatifs : acte de naissance, livret de famille, derniers avis d’imposition, RIB. Tout ce qui vous sera demandé le moment venu. Pour la part complémentaire, vous devrez ensuite transmettre vos documents à l’Agirc-Arrco via votre espace personnel ou par courrier.
- Simulez vos droits via les outils officiels ou avec un conseiller en assurance prévoyance. Des solutions patrimoniales comme l’assurance-vie ou la tontine peuvent compléter une pension de réversion qui s’annonce moins généreuse après la réforme.
- Ne tardez pas à déposer la demande. Vous avez 12 mois après le décès pour bénéficier du versement rétroactif. Au-delà, la rétroactivité tombe.
FAQ
Quand entrera en vigueur la nouvelle loi sur la pension de réversion ?
Les mesures structurelles (taux unique, ouverture aux pacsés, nouveau calcul) devraient entrer en vigueur au 1er janvier 2027 ou 2028, après un examen parlementaire à l’automne 2026. La revalorisation des plafonds et du minimum garanti, elle, est déjà appliquée depuis le 1er janvier 2026.
Quels sont les plafonds de ressources de la pension de réversion en 2026 ?
En 2026, les ressources annuelles brutes ne doivent pas dépasser 25 001,60 € pour une personne seule et 40 002,56 € pour un couple, dans le régime général. Source : Service-Public.gouv.fr (vérifié le 1er janvier 2026).
Les pacsés et concubins auront-ils droit à la pension de réversion ?
Une proposition de loi (n° 1790), déposée à l’Assemblée nationale le 16 septembre 2025 par le député Julien Dive, prévoit d’ouvrir la pension de réversion aux partenaires de PACS. La mesure n’a pas encore été votée. Les concubins ne sont pas concernés par ce texte.
Quel sera le taux unique de la pension de réversion après la réforme ?
Trois scénarios sont à l’étude : 50 %, 55 % ou 60 %. Le taux à 55 % revient comme le compromis le plus probable, mais aucune décision officielle n’est arrêtée.
La pension de réversion sera-t-elle versée automatiquement en 2026 ?
Pas encore. Depuis mars 2026, la CNAV envoie un formulaire pré-rempli aux ayants droit. C’est une première étape vers l’automatisation complète, prévue à plus long terme.
Combien de temps faut-il être marié pour toucher la pension de réversion ?
Au régime général et à l’Agirc-Arrco, aucune durée minimale n’est exigée. Dans la fonction publique en revanche, il faut 4 ans de mariage minimum — ou 2 ans avant la retraite du défunt, sauf en présence d’enfants issus de l’union.
Peut-on cumuler retraite personnelle et pension de réversion ?
Oui, le cumul est autorisé, sous réserve de respecter les plafonds de ressources du régime concerné.
Le remariage fait-il perdre la pension de réversion ?
Cela dépend du régime. Au régime général, le remariage ne supprime pas le droit, mais les ressources du nouveau ménage sont prises en compte. À l’Agirc-Arrco, le remariage entraîne la suppression définitive. Dans la fonction publique, la pension est suspendue en cas de remariage, PACS ou concubinage notoire, avec rétablissement possible si la nouvelle union prend fin.
Quel est le montant minimum et maximum de la pension de réversion en 2026 ?
Le minimum garanti s’élève à 334,92 €/mois (4 019,13 €/an) si le défunt totalisait au moins 60 trimestres au régime général. Le maximum est plafonné à 1 081,35 €/mois (12 976,20 €/an) pour la part régime général. La part Agirc-Arrco, elle, n’est pas plafonnée.
La pension de réversion est-elle imposable ?
Oui, elle est soumise à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux (CSG, CRDS, CASA), selon le revenu fiscal de référence du bénéficiaire.
Sources officielles
- Pension de réversion du régime général — Service-Public.gouv.fr (vérifié 01/01/2026)
- Pension de réversion des fonctionnaires — Service-Public.gouv.fr (vérifié 21/02/2026)
- Proposition de loi n° 1790 — Assemblée nationale (16/09/2025)
- Rapport du COR sur les pensions de réversion (nov. 2025) — Vie-Publique.fr
- Revalorisation du SMIC au 1er janvier 2026 — info.gouv.fr
- Demande unique de pension de réversion — info-retraite.fr
- Barèmes 2026 de la réversion — L’Assurance retraite
- Règles de la réversion complémentaire — Agirc-Arrco
- Articles L. 353-1 et L. 353-3 du Code de la Sécurité sociale — Légifrance